Economie

default-copie-3 Standard & Poor's a jeté lundi de nouveaux doutes sur l'issue de la crise grecque en prévenant que les solutions proposées par Paris pour rééchelonner la dette grecque par des échanges de titres reviendraient à placer Athènes en situation de défaut sélectif.

 La mise en garde de l'agence de notation a du coup donné un coup d'arrêt au rally boursier observé la semaine dernière sur les valeurs bancaires européennes alors que les ministres des Finances de la zone euro ont donné samedi leur feu vert à une nouvelle tranche d'aide de 12 milliards d'euros à la Grèce.

 Par l'intermédiaire de la Fédération bancaire française (FBF), les banques françaises, qui sont les banques étrangères les plus exposées à la Grèce, ont proposé deux plans d'action pour le rollover de la dette grecque pour couvrir les besoins d'Athènes de 2011 à 2014.

 Mais, selon S&P, l'un comme l'autre impliquent des pertes pour les créanciers privés de la république hellénique.

 "Si l'une ou l'autre de ces options étaient mise en oeuvre dans sa forme actuelle, et à défaut d'information complémentaire, nous considèrerions probablement cela comme un cas de défaut", prévient l'agence de notation américaine dans un communiqué.

 "Dans ce cas, nous abaisserions probablement la note souveraine grecque à 'SD', ce qui indiquerait la restructuration dans les faits d'une partie, mais pas de la totalité, de sa dette obligataire."

 En Bourse, les valeurs bancaires européennes, qui avaient profité la semaine dernière d'un certain optimisme autour du dossier grec, sont repartis à la baisse.

 

CDS GRECS EN HAUSSE

 "Le soulagement venu la semaine dernière du vote des députés grecs est maintenant quelque peu éclipsé par cette annonce (de S&P, NDLR)", fait remarquer Marc Ostwald, stratégiste chez Monument Securities.

 La mise en garde de S&P "pourrait venir perturber la succession d'annonces crédibilisant que la situation grecque était de nouveau sous contrôle à horizon 12 mois", soulignent de leur côté les analystes de CM-CIC Securities dans leur note de recherche.

 Après le court répit de la semaine, les primes de CDS (credit default swaps) de la Grèce sont d'ailleurs repartis à la hausse. D'après le fournisseur de données Markit, les CDS à cinq ans, qui protègent contre un défaut de la dette publique grec, ont augmenté lundi de 48 points de base.

 La FBF n'était pas en mesure de commenter dans l'immédiat la mise en garde de S&P tandis que les banques françaises se sont refusées à tout commentaire.

 Le directeur général de la banque italienne Unicredit, Federico Ghizzoni, a toutefois estimé que la mise en garde de S&P allait un peu trop loin dans "l'interprétation technique" des propositions françaises.

 "Les propositions françaises ne seront pas forcément la solution qui sera retenue", relativise de son côté une source bancaire française qui n'a pas souhaité être citée.

 En Allemagne, on explique que les déclarations de S&P présentent quelques aspects positifs.

 "Elles donnent une direction à suivre pour les banques allemandes sur ce qu'elles doivent modifier pour éviter un défaut", a réagi dans un communiqué l'association des banques publiques allemandes.

 NOUVELLE TRANCHE POUR JUILLET

 S&P a abaissé le mois dernier la note grecque de "B" à

 "CCC".

 L'agence rappelle avoir pris cette décision en raison du "risque croissant qu'un plan de financement amélioré visant à résoudre les difficultés budgétaires du gouvernement sur la période 2011-2014 n'ait besoin d'une restructuration de la dette du secteur privé sous une forme qui serait pour nous un défaut de fait sur ses obligations de paiement".

 La Grèce doit recevoir d'ici mi-juillet une nouvelle tranche d'aide de 12 milliards d'euros après le feu vert samedi des ministres des Finances de la zone euro. Mais il faudra à Athènes attendre la mi-septembre pour qu'un second plan d'aide internationale soit finalisé et auquel devrait participer le secteur privé détenteur de dette grecque.

 En fin de semaine dernière, le secteur financier, par la voix de l'Institut de la Finance internationale (IIF), a déjà fait savoir qu'il était prêt à s'engager dans un effort "volontaire, coopératif, transparent et large" pour soutenir la Grèce, via un "rollover" de la dette grecque.

 Mais les négociations entre les institutions financières et les pouvoirs publics se poursuivent toujours.

Source: Capital.fr

Par ZenTraderBourse
Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 19:12

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grece 56.1260536932La zone euro va débloquer samedi soir de l'argent frais qui permettra à la Grèce d'éviter dans l'immédiat la faillite, en attendant un plan de sauvetage à plus long terme pour lequel les discussions traînent en longueur.

Les ministres des Finances de la zone euro doivent décider lors d'une téléconférence, prévue à partir de 16H00 GMT, de verser 8,7 milliards d'euros de prêts à Athènes.

Ils entérineront une décision de principe prise vendredi, selon des sources diplomatiques, et rendue possible par l'adoption d'un nouveau plan d'austérité par le Parlement grec.

Les Européens acquitteront ainsi leur part de la cinquième tranche des 110 milliards d'euros de prêts sur trois ans promis en mai 2010 à la Grèce, dans le cadre d'un premier plan de sauvetage.

Athènes, qui n'arrive pas à faire face aux remboursements de son énorme dette chiffrée à environ 350 milliards d'euros, a absolument besoin d'argent frais pour ne pas se retrouver en défaut de paiement autour de la mi-juillet.

L'éventualité d'une faillite inquiète bien au-delà de la zone euro. Les Etats-Unis notamment ont multiplié les mises en garde, et leur chef de la diplomatie, Hillary Clinton, a encore appelé samedi à Madrid les Européens à prendre "des décisions responsables" et à apporter une réponse "forte, souple et efficace" à la crise de la dette.

En Europe, les deux autres pays ayant eu besoin d'aide, Portugal et Irlande, sont en première ligne. Mais l'Espagne inquiète aussi depuis des mois à cause de son secteur bancaire, toujours fragile en dépit d'efforts de restructuration. L'Italie est dans le collimateur de certaines agences de notation en raison de sa dette très élevée, tout comme la Belgique, toujours sans gouvernement de plein exercice.

 

Outre les Européens, le Fonds monétaire international est impliqué dans le plan de sauvetage grec. Il devrait débloquer "bientôt" sa part de la cinquième tranche, 3,3 milliards d'euros, mais ne s'est pas engagé sur une date.

Et même une fois l'argent versé, le problème grec ne sera pas réglé.

Il restera 45 milliards d'euros à verser progressivement au titre du plan de sauvetage de l'an dernier, soit clairement pas assez vu la méfiance que le pays provoque toujours sur les marchés financiers.

La Grèce a besoin d'un deuxième plan de sauvetage et réclame un montant similaire au premier pour tenir d'ici fin 2014.

"Nous ne pouvons pas nous permettre de nous relaxer, nous avons besoin d'avancer aussi vite que possible, à la fois du côté de la zone euro et du FMI", a prévenu samedi le ministre polonais des Finances Jacek Rostowski, dont le pays vient de prendre la présidence tournante de l'Union européenne.

"La vitesse ne doit pas aller au détriment d'une décision bien réfléchie", rétorque un diplomate européen.

Les négociations sur le deuxième plan de sauvetage durent déjà depuis des semaines, en particulier sur l'aspect le plus sensible: la participation des banques et autres créanciers privés de la Grèce.

Le lobby mondial du secteur financier (IFF) a promis son soutien vendredi, et le principe d'un "roulement" de dette, voyant les créanciers renouveler une partie de leurs prêts arrivant à échéance d'ici fin 2014, est désormais acquis.

Mais il reste des détails techniques très complexes à régler afin d'éviter que l'opération soit assimilée à un défaut de paiement d'Athènes, qui réduirait tous les efforts à néant.

D'après une source diplomatique, "les travaux ne sont pas encore aboutis" et il faudra attendre une autre réunion ministérielle prévue de longue date pour le 11 juillet.

"Je sais pas si tous les détails seront là le 11 mais on cherchera à avoir le budget global des prêts et le montant du financement qu'apportent les créanciers privés", a reconnu cette source. "Le programme doit être bouclé le plus vite possible, mais on ne peut pas exclure que sa finalisation soit renvoyée à septembre."

Source: Boursorama.com

Par ZenTraderBourse
Samedi 2 juillet 2011 6 02 /07 /Juil /2011 17:40

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grece 56.1260536932Le Trésor Public et des banques vont proposer des modalités alternatives pour le futur plan d'aide à la Grèce, auquel prendront part les créanciers privés, en leur proposant de ne réinvestir que 70% des dettes remboursées par Athènes, selon Le Figaro à paraître lundi.

Les autorités des pays de la zone euro ont entamé mercredi les négociations avec les créanciers privés de la Grèce, principalement des banques et des assureurs.

Plusieurs scénarios ont déjà été évoqués, consistant par exemple pour les créanciers à racheter, après remboursement de leurs titres arrivant à échéance, de nouvelles obligations d'une durée de cinq ans, à un taux proche de celui obtenu sur les marchés par le Fonds européen de stabilité financière (FESF).

Des créanciers allemands, qui réclamaient des garanties en échange de leur participation, se sont vu opposer une fin de non-recevoir.

Ce plan est toujours en discussion et selon Le Figaro, la France pourrait proposer des modalités différentes, acceptables par un plus grand nombre de créanciers, imaginées par "un groupe de travail emmené par BNP Paribas".

Il s'agirait d'ouvrir "la possibilité de réinvestir 70% seulement des sommes reçues à l'occasion des tombées d'emprunt grecs". En outre, "50% seront alloués à de nouveaux emprunts, émis cette fois à 30 ans". Les 20% restants seront placés sur "un +zéro coupon+", "un fonds investi sur des titres de grande qualité (...) une tirelire qui sécurise les nouveaux emprunts grecs comme l'auraient fait des garanties publiques".

Cette alternative, a, selon Le Figaro, le mérite "d'attirer plus de monde", "de repousser en partie l'horizon des remboursements pour Athènes", même si elle "rapporterait moins par créancier".

Elle devrait être présentée lundi à Rome lors d'une réunion de l'IIF (International institute of finance) qui regroupe 400 banques du monde entier.

La France est le pays le plus exposé à la Grèce, et cette exposition concerne majoritairement des créances sur le secteur privé.

Source: Boursorama.com

Par ZenTraderBourse
Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 20:25

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images-copie-82 La note maximale accordée à la France, "AAA", pourrait être menacée à l'horizon 2020 si le pays ne poursuit pas sa réforme de ses systèmes de retraite et de santé, indique l'agence de notation Standard & Poor's dans un rapport publié vendredi.

 

"Si les autorités françaises ne poursuivent pas la réforme des retraites, ne continuent pas de modifier la Sécurité sociale et ne consolident pas le budget face au risque d'accroissement des dépenses liées aux retraites et à la santé", alors "il est incertain que Standard & Poor's maintienne la note +AAA+", souligne l'étude consacrée aux conséquences du vieillissement de la population.

 

Cette note, la meilleure possible dans la classification de l'agence, permet à la France d'emprunter dans d'excellentes conditions sur les marchés pour refinancer sa dette.

 

L'agence met toutefois en avant que "la décision du gouvernement de réformer le système des retraites est un pas dans la bonne direction pour contenir les risques à long terme pesant sur les finances publiques en raison du vieillissement de la population".

 

Si la France parvient à équilibrer ses comptes publics d'ici 2016, la France pourrait conserver son "AAA" jusqu'en 2050 environ, "toutes choses étant égales par ailleurs", ajoute-t-elle.

 

A l'inverse, en l'absence de réformes, Standard & Poor's évoque une éventuelle dégradation progressive de la note à long terme du pays, passant à "AA" à l'horizon 2020 et entrant dans la catégorie des investissements spéculatifs (inférieure à "BBB-") avant 2040.

 

Sans mesures de redressement, la dette du pays atteindrait presque 370% du Produit intérieur brut (PIB) en 2050, anticipe l'agence.

Source: Boursorama.com

Par ZenTraderBourse
Vendredi 10 juin 2011 5 10 /06 /Juin /2011 16:33

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immobilier-paris.jpgEncore un record pour l'immobilier parisien. Entre le premier trimestre 2010 et les trois premiers mois de 2011, les prix des biens de prestige y ont augmenté de plus de 22%. Soit la progression la plus marquée dans le monde, observe la société immobilière britannique Knight Frank.

 

Pour ces experts, cette flambée a notamment été entretenue par la forte demande des riches étrangers, en provenance des pays BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), pour qui les biens parisiens constituent une valeur refuge.

 

Dans ce classement, qui prend en compte les transactions les plus onéreuses enregistrées dans 15 des principales métropoles de la planète, Paris devance notamment les grandes villes chinoises, où la hausse des prix s'est ralentie avec les mesures des gouvernements pour limiter la spéculation immobilière. Elles se maintiennent toutefois en bonne place, avec des progressions annuelles de plus de 10% pour Hong Kong, Shanghai et Pékin.

 

Désormais plus cher que New York, le luxe parisien commence toutefois à refroidir les investisseurs. Dans une récente interview, le président de Barnes nous expliquait que "dans le 16ème arrondissement Nord, les biens mis à prix à plus de 12.000 euros le mètre carré et situés dans de petites rues ne trouvent plus preneur". Même constat dans les quartiers chics de la rive gauche, où les lofts mis en vente à 20.000 euros le mètre carré restent en vitrine...

 

La variation des prix de l'immobilier de luxe au premier trimestre sur un an :

1. Paris (+22,2%)
2. Hong Kong (+15%)
3. Helsinki (+12,2%)
4. Shanghai (+11%)
5. Pékin (+10%)
6. Londres (+8,6%)
7. Singapour (+8,6%)
8. Zurich (+8%)
9. Kiev (+3,2%)
10. Genève (+1,6%)
11. Monaco (+1,1%)
12. St Petersburg (+1,1%)
13. Manhattan (+1%)
14. Los Angeles (-2,2%)
15. Moscou (-8%)

 

Source: Capital.fr

Par ZenTraderBourse
Lundi 6 juin 2011 1 06 /06 /Juin /2011 20:10

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