Après une montée en
puissance régulière ces derniers mois qui lui a permis de terminer en fanfare l'année 2010, le marché immobilier français devrait ralentir au second semestre 2011, sans remettre en cause la
hausse des prix, prévoient les notaires.
L'année écoulée a été marquée par un rattrapage rapide des baisses de prix observées en 2009, la hausse atteignant 13,8% sur un an dans l'ancien à Paris au
troisième trimestre et 8,5% sur l'ensemble de la métropole, selon le dernier indice Notaires-Insee.
En terme de volumes, le marché immobilier a retrouvé son niveau d'avant la crise, avec près de 800.000 transactions.
Dans sa note de conjoncture mensuelle publiée mercredi, le Conseil supérieur du notariat estime que "l'année 2011 devrait connaître un premier semestre plus actif
que le second".
Il avance trois raisons susceptibles de favoriser ce ralentissement attendu: "la hausse probable et d'ores et déjà amorcée des taux d'intérêts, l'approche de
l'élection présidentielle qui historiquement est toujours perturbatrice pour le marché immobilier et la réforme de la fiscalité du patrimoine".
Ce dernier point semble être le plus préoccupant pour le notariat.
Un "bouleversement" des règles d'imposition, déclarent les notaires, "peut entraîner à court terme des prises de positions et comportements erratiques chez certains
propriétaires vendeurs, avec risque de diminution temporaires des mises sur le marché et de tensions sur les prix".
Ils anticipent ainsi une baisse du nombre de ventes dans l'ancien par rapport à 2010 et des évolutions hétérogènes des prix, avec des hausses de plus de 10% à Paris
intramuros et dans les quartiers historiques des grandes villes, de moins de 10% autour de Paris et de 3% à 5% en régions.
Le prix du mètre carré dans l'ancien à Paris devrait dépasser 8.000 euros au premier trimestre de cette année et la hausse se poursuit dans les grandes
villes.
Le marché du neuf, lui, devrait être moins soutenu qu'en 2010, car le nouveau prêt à taux zéro (PTZ+) introduit le 1er janvier pourrait favoriser un rééquilibrage
du marché en faveur des accédants à la priorité et au détriment de l'investissement locatif.
Source: Capital.fr
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Ce mercredi, le pays - maillon faible de la zone euro - doit émettre plus de 1 milliard d'euros sur les marchés de capitaux. La défiance des marchés reste entière d'autant que la
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